Lorsque nos pas crépitent et dansent au son de nos histoires…
Sophie Aubry, Sarah Zanchetta, Poline Harbali, Emné Nasereddine, Anne Sophie Jetté, Florence Viau
Commissariat de Tess Lamy
Du 21 mai au 1er juin 2024
En partenariat avec la biennale POST-INVISIBLES, édition 2024.
Lorsque nos pas crépitent et dansent au son de nos histoires…est une exposition tournant autour de la thématique de la frontière physique, émotionnelle et mémorielle. Les oeuvres de l’exposition dialoguent entre elles sur des notions de migration et de découverte de soi, entre le processus d’émancipation et de la commémoration, ou encore entre l’indépendance et la juxtaposition des fragments d’histoires. Nous sommes ce que le temps et notre environnement font de nous, tout en portant l’artefact de nos passés.
Qu’il s’agisse d’un sacrifice ou d’une obligation politique, socio-économique ou émotionnelle, le dépassement de ses frontières symbolise très souvent l’amputation involontaire d’une partie de notre existence. Faire le deuil d’une enfance, d’un parent, d’une amitié ou de nos choix de vie est souvent lié au deuil de soi, mais aussi à une opportunité de renaissance.
Limitons-nous le concept de la frontière comme territoire terrestre ? Ou peut-il coexister sous la forme de prise de conscience personnelle ? La frontière, par la définition qui lui incombe, est représentée comme une séparation délimitée. Ici, les artistes évoquent notamment le marquage de la société, la représentation d’un patrimoine divisé et spolié, ou encore l’aliénation des cultures.
Nous portons l’histoire de nos familles, de notre culture et de nos croyances. Le corps et l’esprit raisonnants comme territoire en perpétuelle mouvance. Comme dans un courant, nos coeurs lourds sont emportés par le passé de ceux que nous sommes inconsciemment devenus. Nos patrimoines effacés par le temps, sous la poussière des terres, enracinés et arrachés, vivent encore sous nos pas ainsi que dans nos mémoires. Ils guident le souffle de nos idéaux et enrichissent nos générations futures.
Malgré le poids de nos histoires; ne jamais oublier, toujours se souvenir.