Prendre soin des corps

Sophie Aubry

À propos de l’artiste :

Sophie Aubry vit et travaille à Tiohtià:ke/ Mooniyang /Montréal. Elle a complété un baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal en 2016. Elle est candidate à la maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Ses œuvres ont été diffusées dans le cadre d’expositions collectives et individuelles au Québec et à l’étranger. Elle a été récipiendaire de nombreux prix et bourses de l’Université du Québec à Montréal, entre autres, la bourse Pierre Ayot (2019), la bourse Rollande Guertin-Bussière (2019), la bourse Jacques-de-Tonnancour (2016) ainsi que des bourses de recherche du CAC et du FQRSC. Son travail a notamment été présenté à la Galerie de l’UQAM, la Centrale galerie Powerhouse, Arprim, Maison de la culture Marie-Uguay, Galerie Jean Letarte, Festival ART Souterrain, Maison des arts de Laval, Regart, Centre d’artiste en art actuel.

Du 13 au 26 avril 2024

L’installation multidisciplinaire Prendre soin des corps a été conçue comme un espace d’hospitalité offrant un moment de répit et de bien-être loin de l’agitation de la vie quotidienne. Il s’agit ici de prendre soin de soi, des autres et du vivant à travers une expérience artistique. Les visiteuses et visiteurs sont encouragé.e.s à entrer dans l’espace et à interagir avec les différents éléments vivants et non-vivants qui s’y retrouvent. L’œuvre mobilise non seulement la vue mais également tout le corps en sollicitant aussi les autres sens.

L’exposition Prendre soin des corps est l’aboutissement du projet de recherche-création mené par Sophie Aubry sur la question du « prendre soin ». Ce sujet s’est imposé à elle après avoir reçu un diagnostic de cancer du sein durant son parcours à la maîtrise. Cela l’a conduit à incorporer le soin au cœur de sa vie quotidienne et de sa pratique artistique. À travers une perspective située et autopathographique, Aubry a documenté son expérience personnelle et médicale du cancer du sein. Ainsi marquée par la maladie, elle propose une vision alternative de la représentation des corps des femmes dans l’espace public. En incarnant la sorcière comme figure d’empuissancement dans son processus créatif, Sophie s’est réappropriée graduellement les savoirs médicinaux, botaniques et holistiques par diverses explorations en immersion dans la nature et en coévolution avec les plantes. Elle partage donc aujourd’hui certaines expériences artistiques qu’elle a réalisées autour du soin.